Chaque icône rouge sur cette carte est un hélicoptère en vol en ce moment, en France et au-delà. Les avions sont masqués. Si vous venez d’entendre un hélicoptère, cherchez le point rouge le plus proche de chez vous et cliquez dessus : vous verrez son indicatif, son immatriculation, son type, son altitude, sa vitesse, son cap et la commune qu’il survole, souvent avec une photo. Les champs d’itinéraire et d’horaires restent vides, un hélicoptère n’a pas de ligne régulière.
Utilisez la molette ou les boutons pour zoomer sur votre ville, ou tapez son nom dans la zone de recherche de la carte. La même recherche accepte un indicatif, une immatriculation ou un type d’appareil, par exemple EC135 ou H145. Au départ, la carte est centrée sur la France ; dézoomez pour voir la Belgique, la Suisse ou, de l’autre côté de l’Atlantique, le Québec.
Il tourne en rond depuis dix minutes : probablement la Gendarmerie
Des cercles serrés au-dessus d’un quartier, parfois avec un projecteur la nuit, c’est la signature d’une recherche ou d’une poursuite. En France, il s’agit le plus souvent des Forces aériennes de la Gendarmerie nationale. Leurs EC135 sont équipés de caméras très performantes et servent surtout à l’observation, à la recherche et au renseignement. Les Écureuil AS350 travaillent en plaine et sur le littoral, les EC145 en montagne et pour les unités d’intervention, et le nouveau H160 arrive progressivement.
Sur la carte, la trace parle d’elle-même : l’appareil reste au-dessus d’une même zone, assez bas, et son cap change sans cesse. Cliquez dessus pour vérifier le type. Un EC135 qui tourne au-dessus d’une ville est rarement un vol de tourisme.
Un trajet droit, puis plus rien : le SAMU s’est posé
L’hélicoptère sanitaire, appelé HéliSMUR, est déclenché par la régulation médicale du Samu Centre 15. Il est basé à l’hôpital et amène une équipe médicale vers le patient, ou le patient vers l’établissement le mieux équipé, quand chaque minute compte : infarctus, AVC, traumatismes graves. Les HéliSMUR ne font pas de sauvetage en montagne ni de treuillage, c’est le rôle d’autres services.
Sur la carte, un HéliSMUR trace une ligne presque droite entre un hôpital et un lieu d’intervention. Puis l’icône disparaît : près du sol, le signal n’est plus capté par les récepteurs. La carte le fait encore avancer quelques minutes sur son dernier cap, en position estimée, puis l’efface. S’il s’est posé près de chez vous, un malade ou un blessé attendait.
Un indicatif qui commence par Dragon : la Sécurité civile
Dragon est l’indicatif radio des hélicoptères de la Sécurité civile, suivi du numéro du département de rattachement : Dragon 83 pour le Var, Dragon 17 pour la Charente-Maritime. La flotte se compose d’EC145 et de leurs successeurs H145, qui les remplacent progressivement d’ici 2029. Leur première mission est le secours à personne, y compris le treuillage en mer et en montagne, d’où les vols stationnaires prolongés au-dessus d’une falaise, d’une plage ou d’un sentier.
En été, dans le Sud, un Dragon peut aussi enchaîner les passages au-dessus d’un feu de forêt pour guider les largages et transporter les équipes. Si l’indicatif affiché commence par Dragon, vous avez votre réponse.
Police, presse, tourisme et vols de nuit
Ce que l’on prend pour un hélicoptère de police est, en France, très souvent un appareil de la Gendarmerie, qui transporte aussi les unités d’intervention comme le GIGN ou le RAID. Un hélicoptère qui suit lentement une autoroute un jour de grand départ, ou qui tourne au-dessus d’un stade, est souvent un appareil de presse immatriculé au nom d’une société privée : la fiche et la photo vous mettront sur la voie. Près des châteaux de la Loire ou du Mont-Blanc, les petits monoturbines qui enchaînent les boucles sont des vols touristiques.
La nuit, les vols sont plus rares et donc plus remarqués : missions sanitaires, recherches de la Gendarmerie ou de la Sécurité civile, entraînements militaires. Un appareil de nuit avec une immatriculation civile et une trajectoire directe est presque toujours sanitaire.
Et en Belgique, en Suisse ou au Québec ?
En Belgique, c’est bien la police qui vole : l’Appui aérien de la Police fédérale, basé à Melsbroek, utilise des MD902 Explorer et des MD520N pour rechercher des suspects, retrouver des personnes disparues et appuyer les équipes au sol, de jour comme de nuit. En Suisse, le point rouge au-dessus d’une vallée est souvent un hélicoptère de la Rega, la Garde aérienne suisse de sauvetage, dont la flotte passe progressivement au H145. Au Québec, le Service aérien gouvernemental met ses hélicoptères et ses équipages à la disposition de la Sûreté du Québec pour les recherches de disparus, la surveillance des grands rassemblements et certaines enquêtes.
Je l’entends, mais il n’est pas sur la carte
La carte affiche uniquement les hélicoptères qui transmettent leur position par transpondeur ADS-B, captée par un réseau de récepteurs au sol. Un hélicoptère qui vole bas, derrière des collines ou entre des immeubles, est souvent hors de portée, même s’il émet. C’est fréquent pour un HéliSMUR en approche ou un treuillage en gorge.
Par ailleurs, les hélicoptères de la Gendarmerie et les appareils militaires coupent ou réduisent parfois leurs émissions pendant une opération. Rien n’apparaît alors, ou seulement une partie du vol. La carte montre ce qui est transmis, pas tout ce qui vole. Si le bruit persiste et que rien ne s’affiche, c’est souvent une opération de ce type.
Questions fréquentes
Pourquoi un hélicoptère tourne-t-il au-dessus de ma maison ?
Un hélicoptère qui tourne en rond au même endroit effectue en général une recherche : personne disparue, suspect en fuite, repérage après un accident. En France, c’est le plus souvent un appareil de la Gendarmerie, équipé d’une caméra, parfois d’un projecteur la nuit. Cliquez sur l’icône rouge la plus proche sur la carte pour voir le type et l’immatriculation ; si rien n’apparaît, l’appareil vole peut-être trop bas pour être capté ou a réduit ses émissions pendant l’opération.
Comment savoir quel hélicoptère vient de passer au-dessus de chez moi ?
Ouvrez la carte, zoomez sur votre commune ou tapez son nom dans la recherche, puis cliquez sur l’hélicoptère rouge. La fiche indique l’indicatif, l’immatriculation, le type, l’altitude, la vitesse et le cap. Un indicatif Dragon désigne la Sécurité civile, un EC135 qui tourne est souvent la Gendarmerie, une ligne droite vers un hôpital correspond à un HéliSMUR du SAMU. Si l’appareil a déjà disparu, la carte le fait avancer quelques minutes en position estimée avant de le retirer.
Peut-on voir les hélicoptères de la Gendarmerie et du SAMU en direct ?
Oui, à condition qu’ils transmettent leur position et qu’un récepteur les capte. Les hélicoptères sanitaires sont généralement visibles en croisière, mais disparaissent à basse altitude près du lieu de prise en charge. Les appareils de la Gendarmerie apparaissent souvent en transit, mais peuvent couper ou réduire leurs émissions pendant une mission sensible. La carte ne montre donc jamais tout ce qui vole, seulement ce qui est émis.
Pour suivre aussi les avions de ligne, consultez notre page de suivi de vol en direct, et découvrez comment fonctionne Flightradar24, l’un des réseaux de récepteurs les plus connus.